L’intelligence émotionnelle : un outil d’évaluation professionnelle

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Pendant longtemps, on a appris à se méfier de nos émotions, car elles étaient perçues comme une marque de faiblesse. Or les émotions ont une fonction adaptative. Évaluée à travers le quotient émotionnel (QE), l’intelligence émotionnelle commence à être considérée tout aussi importante, voir plus, que le quotient intellectuel (QI) dans la réussite professionnelle.
Depuis une dizaine d’années, ce concept fait son chemin au sein des entreprises et des cabinets de recrutement.

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle?

Concept d’origine anglo-saxonne, popularisé par le psychologue Daniel Goleman, l’intelligence émotionnelle est un ensemble de compétences qui permettent de comprendre ses émotions, les émotions des autres et y réagir de manière appropriée.

Les quatre dimensions de l’intelligence émotionnelle: la conscience de soi, la maîtrise de soi, la conscience sociale et la gestion des relations déterminent le potentiel de réussite personnelle et professionnelle d’un individu.

Selon Daniel Goleman, l’intelligence émotionnelle et les compétences qui y sont associés seraient deux fois plus importantes pour expliquer le succès en entreprise que l’intelligence intellectuelle et les connaissances techniques. Les études menées par Goleman dans plus de 500 entreprises prouvent que la confiance en soi, la prise de conscience, le contrôle de soi et l’intégrité ne garantissent pas seulement la réussite des employés, mais aussi celle de l’entreprise.

A quoi sert d’être émotionnellement doué ?

Une bonne intelligence émotionnelle est particulièrement utile pour certaines fonctions en entreprise. Dans la vente par exemple, elle permet d’analyser les réactions des clients potentiels et d’adapter son discours en conséquence. L’atout est tout aussi précieux pour les fonctions d’encadrement. Un manager avec une faible intelligence émotionnelle cherchera à imposer ses décisions, là où un cadre doté d’une bonne intelligence émotionnelle parviendra à faire en sorte que ses décisions soient appréciées, voire initiées par son équipe. En fait, l’intelligence émotionnelle est sollicitée au quotidien. Par exemple, face à un échange de mails qui commence à devenir tendu entre plusieurs collaborateurs, une personne dont l’intelligence émotionnelle est élevée pensera à organiser une réunion ou une visio-conférence pour régler le problème de vive voix, car elle aura conscience que changer de mode de communication peut aider.
Les personnes « émotionnellement douées » sont donc plus aptes à décoder les émotions des autres et à mieux interagir en société.

Comment mesurer le quotient émotionnel ?

Les entreprises accordent une importance variable à l’intelligence émotionnelle en fonction de leur culture : certaines se focalisent davantage sur les compétences techniques, alors que d’autres prennent conscience des problèmes que peut causer un manque de communication, d’empathie et de motivation. Les aptitudes émotionnelles peuvent être identifiées et mesurées par le biais de tests de Quotient Émotionnel, ou QE. Ces tests analysent différents aspects de l’intelligence émotionnelle: maîtrise de soi, auto-motivation, aisance relationnelle, adaptabilité…

Les tests d’intelligence émotionnelle commencent à faire leur chemin dans le monde de l’entreprise, soit pour évaluer des candidats pour un recrutement, soit en interne, pour sensibiliser les salariés et les aider à progresser. C’est un outil indispensable pour une gestion efficace des ressources humaines.

Peut-on l’améliorer ?

Il semble y avoir une part d’inné et une part d’acquis dans l’intelligence émotionnelle. Or, l’acquis, cela se travaille. Il existe des formations qui permettent d’augmenter son efficacité personnelle, d’améliorer ses capacités d’écoute et de maîtrise de soi, d’apprendre à mieux se connaître ou encore à mieux gérer une équipe.
Un QE élevé permet d’anticiper une meilleure gestion du stress ainsi qu’une plus grande motivation et capacité à communiquer.
Un QE moins élevée pourra être amélioré et développé grâce à des formations spécifiques qui permettent d’augmenter l’efficacité personnelle, d’améliorer les capacités d’écoute, d’apprendre à mieux se connaître ou à mieux gérer une équipe. 
Mais la première étape est la prise de conscience : sans elle, pas de progrès !

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